En 58 avant notre ère, les romains entreprirent la conquête de la Gaule, annexant peu à peu les régions celtiques et soumettant les peuples à leur joug.

Enfin, Sauf un, paraît-il…? Mais ça, c’est une autre histoire…

En 52, la révolte menée par Vercingétorix se solda par une cuisante défaite. Vaincu, le chef Gaulois déposa les armes aux pieds de César, victorieux. La gaule devint gallo-romaine.

La femme, pour les romains, n’avait pas du tout la même valeur que pour les gaulois.

La femme gauloise avait bien plus de droits que la femme romaine qui vivait sous la domination du « pater familias » le pater familias est l’homme de plus haut rang dans une maisonnée romaine, qui détenait la patria potestas sur sa femme, ses enfants et ses esclaves. Cette potestas était « de vie ou de mort », et viagère, droit acquis intransmissible, qui s’arrête à la mort de son détenteur.

Éternelle adolescente sous la tutelle de son père, de son mari ou de son frère, elle n’avait d’autre droit que celui de vivre dans l’ombre, d’obéir, de servir, d’élever ses enfants et de veiller à la bonne tenue de son foyer.

La fille héritait, au même titre que le fils, de son père. Par contre, les enfants n’héritaient pas de leur mère : le patrimoine maternel (dot non consommée) retournait dans sa famille paternelle.

 Une loi votée sous l’empereur Vespasien ( 69-79 ap. J.-C) dit qu’une femme se compromettant avec un esclave devait être considérée comme telle. Les esclaves féminines, étaient inférieures et n’avaient aucun droit.

Les jeunes romaines issues de familles riches pouvaient être choisies comme vestales (prêtresses de Vesta, la déesse du feu et du foyer à Rome). Cette position leur permettait de participer à certains cultes traditionnels et de contracter le mariage légal. Certains aspects de la tradition romaine leur accordaient des droits dont les femmes ne disposaient pas dans d’autres cultures :

  • Leur témoignage était recevable devant un tribunal (sauf les courtisanes),
  • Elles pouvaient hériter à part entière ;
  • Elles avaient droit, comme les hommes, à l’éloge funèbre lors de leurs funérailles.

Les Vestales bas relief de Jean-Baptiste Chardin (fin 18ème siècle) Chicago.

Chez les plus riches, le mariage était en général arrangé pour des raisons sociales et économiques. Les filles étaient mariées très jeunes, les textes de loi autorisaient leur mariage à partir de 12 ans, et 14 ans pour les garçons.

En public, les Romaines devaient être belles et dignes. Frugalité, parcimonie et austérité caractérisaient la matrone vertueuse.

L’une des tâches les plus importantes pour la femme était la fabrication de vêtements. Dans les premières périodes romaines, le filage de la laine était une occupation domestique centrale et indiquait l’autosuffisance d’une famille, la laine étant produite sur la propriété. Même dans un environnement urbain, la laine était souvent le symbole des devoirs d’une femme, et l’équipement pour filer pouvait apparaître sur son monument funéraire pour montrer la bonne et honorable matrone qu’elle avait été.

Les femmes ne pouvaient ni occuper des fonctions politiques, ni servir dans l’armée, mais le patriotisme, les vertus et l’abnégation des femmes, étaient reconnus. Les femmes romaines furent non seulement reconnues et valorisées pour le nombre d’enfants qu’elles portaient mais aussi pour leur rôle dans leur éducation, destinée à former de bons citoyens.

Parmi les romaines célèbres, on compte Livia Drusille Augusta (58 av. J.-C. – 29 après J.-C.), la femme d’Auguste. Elle fut et la femme la plus puissante au début de l’Empire romain, plusieurs fois régente et fidèle conseillère d’Auguste.

Statue de Livie aujourd’hui au musée du Louvre à Paris

Dans les traditions les plus anciennes, la grossesse et l’accouchement occupaient une place centrale et étaient considérées comme la raison d’être du corps féminin.

Les femmes romaines furent non seulement reconnues et valorisées pour le nombre d’enfants qu’elles portaient mais aussi pour leur rôle dans leur éducation, destinée à former de bons citoyens.

Scène d’accouchement découverte à Ostie (Italie).Terre cuite façonnée ornant le monument funéraire de la sage-femme Scribonia Attica. Musée d’Ostie.

Junon de Barberini – Musée du Vatican Déesse, reine des dieux et protectrice du mariage et de la fécondité

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Source : de JF Gerkens · 1996 https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/57952/1/DroitsdelenfantORBi.pdf